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« J’ai coupé mes cheveux pour sauver les océans »

Bonjour, je suis Ony, membre du collectif. Je vis à l’île Maurice depuis plusieurs mois et le 25 Juillet dernier, le Wakashio, un pétrolier, s’est échoué au large de l’île.

Au début, tout semblait sous contrôle. Pourtant quelques jours plus tard, a été annoncé que l’huile commençait à se déverser dans le lagon d’un naturel bleu turquoise…



Crédits photos : Instagram Hugo Clément



Je suppose que beaucoup ont su réagir d’emblée à l’annonce de la marée noire. Certains ont peut-être même bondi de leur chaise, rassemblé leurs amis autour d’un discours poignant sur la biodiversité, enfiler bottes et combinaison et sont partis sauver les tortues, poissons et oiseaux avec la force de leurs mains et de leurs volontés...

J’aurais vraiment aimé pouvoir réagir de la même façon. Mais dans les faits, je me souviens simplement avoir scrollé les nouvelles sur mes réseaux sociaux, les fesses collées à ma chaise, avec l’envie d’agir mais sans savoir par où commencer…

Puis je suis allée me faire couper les cheveux.


Ok, je vous explique.

Lorsque la marée noire a été annoncée, ma collègue m’a partagé le lien d’une plateforme mauricienne : anangel.mu qui recense les campagnes citoyennes notamment celles mise en place à la suite du naufrage du Wakashio.

Une initiative y proposait d’utiliser des cheveux (et des poils de chien !) pour remplir les barrages artisanaux qui seraient par la suite jetés à la mer afin d’utiliser l’effet graissant des cheveux pour dépolluer la mer. L’ONG appelait donc la population à faire des dons capillaires.

J’ai ainsi contacté mon salon de coiffure qui m’a confirmé participer à l’opération. Ma première action pour sauver le lagon de l’île Maurice de la marée de pétrole a donc été tout simplement d’aller me faire rafraîchir derrière les oreilles et de faire don de mes cheveux. Simple. Basique.


J’ai par la suite profité du week-end pour m’engager auprès d’autres volontaires pour ramasser de la bagasse (des résidus de cannes à sucre) également utiliser dans les barrages artisanaux pour dépolluer les eaux.

Je vous raconte cette histoire pour 3 raisons :

1. Informer et sensibiliser au sujet de notre planète

2. Inspirer : Je tenais vraiment à applaudir l’engagement et la motivation des citoyens et citoyennes. A l’île Maurice, des centaines de personnes ont ramassé de la bagasse, créé des barrages artisanaux, fait don de leurs cheveux (alors qu’on ne savait même pas à l’époque si l’expérience allait être concluante*). Mais l’espoir, l’engagement et la mobilisation, c’est sacrément inspirant !

3. Illustrer un engagement accessible : Souvent quand le problème est très gros, on ne sait pas forcément par où le prendre.


Donc si vous souhaitez vous engager et avez besoin d’un petit coup de pouce, Wave relaie des moyens de s’engager facilement pour les océans et à son échelle. Pour ne rien louper, inscrivez-vous à notre newsletter et suivez-nous sur nos réseaux !



D’ailleurs pour agir très prochainement près de chez vous, restez connectés … le World Clean Up Day arrive ! On vous en dit plus très bientôt. 😊



Ony, responsable édito de Wave for the Planet.

(*) Konbini a également publié une vidéo à ce sujet à retrouver ici . A savoir que malgré des premiers résultats concluants, l’utilisation des cheveux comme outil de dépollution fait face à quelques obstacles divers.


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